projet GIHM (Gestion Intégrée de la Haine Méridionale)

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projet GIHM (Gestion Intégrée de la Haine Méridionale)

Le Parc naturel des Hauts-Pays fut le premier opérateur du projet GIHM (projet européen INTERREG III) en partenariat avec Valenciennes Métropole et Hainaut Développement ASBL.  Cinq partenaires ont assisté le Parc naturel des Hauts-Pays :

  • Ministère de la Région Walonne – Direction Générale des Ressources Naturelles et de l’Environnement
  • Contrat de rivière du Bassin de la Trouille
  • Société royale « Les Naturalistes de Mons et du Borinage »
  • Phragmites A.s.b.l.
  • Espace rural A.s.b.l.

Mais qu’est que le GIHM ?

Une connaissance incomplète, erronée des cours d’eau se trouve souvent à la source d’agissements nuisibles. C’est pourquoi, avant de procéder à un aménagement quelconque sur un cours d’eau, il est nécessaire d’avoir tous les éléments en main, de connaître l’ensemble des facteurs influençant le cours d’eau. Voilà le but du projet GIHM (Gestion Intégrée de la Haine Méridionale) : intégrer l’ensemble des données concernant la Haine méridionale du bassin de la Trouille au bassin de l’Hogneau-Rhônelle afin de fournir un outil de gestion adéquat aux utilisateurs et gestionnaires des cours d’eau. Les études réalisées lors de ce projet ont, entre autres choses,  permis d’être  à la base d’aménagements en vue de limiter les effets des inondations.

Le projet GIHM, initié en 2001, fut un précurseur dans le domaine de la gestion des cours d’eau car il intègre la notion de gestion transfrontalière des écoulements des eaux (informations à caractère hydraulique et hydrologique), la notion de conservation et de l’augmentation de la biodiversité sur le territoire, la notion de gestion des matières extraites des cours d’eau et la prise en compte de la problématique de l’information et de la sensibilisation. Le GIHM s’inscrit dans une politique de gestion des cours d’eau, en application de la Directive-cadre (Directive européenne) sur l’eau, qui implique de concevoir et de rétablir une circulation plus naturelle de l’eau.

Concrètement, diverses études ont été menées dans le cadre de ce projet :

  • étude des écoulements sur le bassin hydrographique : mise en place d’un système d’alerte transfrontalier, levés topographiques des cours d’eau principaux en vue d’une modélisation hydraulique, cartographie des zones d’inondations, étude hydrogéologique et modélisation hydrologique ;
  • étude des écosystèmes : recensement et analyse des données existantes, identification des principaux groupements végétaux le long des cours d’eau, restitution des données sous forme d’une cartographie et d’une base de données, établissement d’une liste de recommandations et initiation d’actions pilotes en bordure des cours d’eau en milieu agricole ;
  • gestion des matières extraites de l’eau : l’étude visait à fournir les informations nécessaires aux gestionnaires des cours d’eau pour définir des recommandations pour la gestion des matières extraites et de constituer une banque de données géoréférencée contenant les résultats des analyses effectuées ;
  • sensibilisation : information des autorités communales, mise en place d’un site internet.

La réalisation du projet a permis la création d’outils communs de gestion intégrée des cours d’eau pour l’ensemble du bassin hydrographique de la Haine méridionale, qui constituent une aide performante à la décision technique, et la mise en place de schémas d’aménagement communs du bassin transfrontalier.

By |2018-07-19T12:28:54+00:00mars 19th, 2015|Categories: Le patrimoine naturel|0 Comments