« Belle Maison » ou la maison Fénelon
Chapelle des Cocars
Chapelle Saint-Roch
Château de Montignies-sur-Roc
Château ferme de Rampemont
Donjon de Sars
Eglise Saint-André (Audregnies)
Eglise Saint-Jean-Baptiste
(Sars-la-Bruyère)

Eglise Saint-Martin (Angre)
Eglise Saint -Martin (Givry)
Eglise Saint-Martin (Quévy-le-Petit)
Musée Georges Mulpas
Musée Emile Verhaeren
Pavillon des Chasseurs
(Sars-la-Bruyère)

Théâtre de verdure
Tour Colombier - « Le Pigeonnier »


« Belle Maison » ou la maison Fénelon

On appelle cette maison du nom de François de Salignac de La Mothe-Fénelon (1651-1715), évêque de Cambrai.

L’originalité de l’habitation réside dans son extraordinaire charpente que l’on peut considérer comme un chef-d’œuvre du genre et qui, sans aucun doute, a été construite au moyen du bois de chênes de la seigneurie de Colfontaine.

Le prélat séjournait dans ce pied-à-terre au cours de ses tournées pastorales qui l’amenaient à y faire des haltes quand il visitait les paroisses de notre région.

L’aménagement de la "Belle Maison" ne fut pas la seule réalisation de Fénelon puisqu’il créa dans son domaine des chemins d’amélioration.

Elle fut transformée en auberge et devint un lieu de réunion de la « Bande à Moneuse » pendant quelques années (1794-1798).

Elle était tenue en 1795 par le sieur Buisseret.

La forêt, avec maison forestière et dépendances, fut mise en vente en 1825 sous le régime hollandais lors de la liquidation des biens domaniaux par le syndicat d’amortissement.

Ce domaine fut acheté par Henri-joseph Degorge, propriétaire à Hornu. Il acquit ensuite en 1835 les bois de Montroeuil et de Sars-la-Bruyère.

C’est sous la direction de ce dernier que la forêt subit de nombreux aménagements dès 1852.

Réseau de promenades, chemins d’exploitation, allées principales et autres, ronds-points et chemins de desserte joignent l’utile à l’agréable par leur exécution impeccable.

Un pavillon de chasse doté d’une écurie y fut construit. Toute la propriété boisée fut rachetée par l’Etat en 1908 pour la somme de 1.250.000 francs aux héritiers de Degorge, devenant ainsi la forêt domaniale de Colfontaine telle que nous la connaissons aujourd’hui.

La « Belle Maison », située sur le territoire d’Eugies (Frameries), est voisine de la « Tour du Lait Buré », située quant à elle sur le territoire de Pâturages (Colfontaine).

Cette tour, dont l’architecte et le premier propriétaire est M. Achille Tillier, a été construite et inaugurée en 1904. C’est en 1955 que l’on plaça un toit en chaume de forme conique à la place de la plateforme. Aujourd’hui, cette habitation circulaire est le nom d’une taverne située à l’orée du Bois de Colfontaine.

Haut de la page


Chapelle des Cocars

Le Moyen Age fut certainement l’époque où des moines s’installèrent en ces lieux. Il s’agissait alors d’une chapelle castrale bâtie en pierre du pays. Il y a lieu de croire que cette chapelle faisait autrefois partie d’un château fort.

Des ermites habitaient Cocars dès le XVIIè siècle. En 1702, ces ermites ont construit une école pour y enseigner ce qu’il est important de connaître alors : parler, écrire, calculer. L’école des Cocars était renommée dans la région et comptait un nombre important d’élèves. Pendant la révolution française, l’ermitage fut abandonné et la plupart de ses bâtiments tombèrent en ruines. Seules quelques vastes caves restèrent intactes. Moneuse en fit d’ailleurs un de ses Q.G.

La chapelle actuelle date de 1769.

Elle fut érigée sur les fondations mêmes de la Chapelle d’origine. Elle appartient à la famille De Royer, dont plusieurs membres reposent dans la crypte. On y pénètre par une porte rectangulaire, assez étroite, surmontée d’un fronton évoquant l’ordre dorique grec.

A gauche, en entrant, une pierre massive supporte deux statuettes, en marbre blanc, Jean-qui-Pleure et Jean-qui-Rit, auxquelles la ferveur populaire attribue des pouvoirs assez particuliers, notamment celui de rendre les jeunes enfants dociles.

Depuis plus d’un siècle, l’office annuel avait lieu le 25 mars, date d’une réjouissance encore connue de nombreux élougeois, appelée « la ducasse aux figues »…

Le murmure d’une source toute proche, sans doute millénaire, trouble à peine le calme de ce coin poétique à souhait, où le promeneur pourra s’abandonner à la rêverie.

Haut de la page


Chapelle Saint-Roch

Cette chapelle située à l’extrémité occidentale du village d’Angre est érigée à plus de 69 mètres de hauteur et offre une formidable vue de la région.

Une table d’orientation se trouvant à côté de la chapelle permet notamment le repérage de 39 clochers !

Cet endroit est le seul du plateau hennuyer d’où l’on peut découvrir, par temps clair, un panorama ou l’œil parcourt 315 km2.

Histoire de la chapelle Saint-Roch

C’est au lendemain de l’épidémie de choléra qui sévit à Angre, à partir de juin, jusque fin août 1849, que les survivants firent vœu d’honorer spécialement Saint-Roch.

Suite à cette épidémie, 37 personnes sont décédées à Angre.

Saint-Roch connut un regain passager de popularité au XIXe siècle, avec les épidémies de choléra de 1835 et de 1854.

De 1847 à 1851, le peuple belge sera durement atteint, plus ou moins 23.000 décès seront imputés à cette épidémie.

De style ogival, cette chapelle fut construite en 1851, selon les plans de Victor Wins, architecte à Mons.

Elle sera inaugurée le 16 août 1851, jour de la fête de Saint-Roch. Depuis lors a eu lieu, pendant un siècle environ, le jour de l’Assomption (15 août), la procession Saint-Roch.

Une cérémonie qui se déroulait l’après-midi, à la suite de vêpres, depuis l’église jusqu’à la chapelle où était célébré un salut avec bénédiction.

Aujourd’hui, les promeneurs peuvent s’y reposer à l’ombre d’un groupe de tilleuls de Hollande entourant la chapelle.

Haut de la page


Château de Montignies-sur-Roc

A l’emplacement du château, s’élevait au XVIe siècle une demeure féodale.

A la fin du XVIIe siècle, il fut reconstruit en type tournaisien, c’est-à-dire qu’il s’étendait sur un plan en « L » et ne faisait qu’un avec les dépendances.

C’est sur cette base que Virginie de Chastel de la Howarderie lui donna, entre 1822 et 1847, son aspect actuel.

Ce château est situé dans un vaste parc aux magnifiques frondaisons.

Réf : « Le patrimoine monumental de la Belgique, vol.4, Province de Hainaut et Arrondissement de Mons », Ministère de la culture française

Haut de la page


Château ferme de Rampemont

C’est un château ferme ayant appartenu au seigneur du même nom. Cette vaste bâtisse, château par son histoire dont la trace remonte au XIIIe siècle et ferme par son passé récent, est construite en quadrilatère, ce qui lui donne des allures de forteresse.

Percés de quelques meurtrières, les murs construits en moellons de schiste gréseux mauve extrait de la vallée de la Honnelle, donnent aux bâtiments des allures de forteresse. L’entrée, via le châtelet, est défendue par deux tours imposantes. Jadis, la défense était complétée par des douves, aujourd’hui comblées, qu’enjambait un pont-levis, disparu également. Au fil du temps, les bâtiments ayant connu des affectations différentes ont subi diverses transformations. Si celles-ci n’ont pas toujours été très heureuses, il faut reconnaître que l’ensemble architectural, malgré les outrages du temps et des hommes, a fière allure et garde une magie certaine.

Au temps d’Alexandre Rampemont, la seigneurie relève des comtes de Hainaut et de l’Ordre du Temple. Ensuite, par succession, elle dépend de l’ordre des Saint-Jean de Jérusalem, de Rhodes et de Malte jusqu’en 1757. Rampemont possède sa chapelle et son chapelain y réside. Jusqu’à la révolution française, l’organisation administrative reste de type moyenâgeux. Les seigneurs ont un droit de haute justice, signe d’importance. De plus, beaucoup partagent le goût pour la politique et leur présence à Mons et dans les instances du Hainaut est attestée. Aux Rampemont succèdent les Ghoret, De Fyves (maire de Mons), du Mont (dont le Marquis de Gages), del Nerro…

Inadapté à une exploitation moderne et compétitive, le château-ferme est cependant sauvegardé. Reconnues témoins de ce riche passé, les vieilles pierres de Rampemont créent un cadre unique à des rencontres authentiques et abritent depuis 1992 des réunions thématiques (conférences, marchés artisanaux, réunions conviviales, etc.).

C’est avant tout un lieu en devenir qui est réinvesti, restructuré, restauré petit à petit : il veut s’écarter de l’habituel pour mieux reconnecter à l’essentiel, rappeler la nature.

Réf : textes de Mme Schneider

Haut de la page


Donjon de Sars

Entouré de douves, et construit en moellons, il fut établi par les « de Sars » au XIIe siècle et restauré par les « d’Harchies » au XVIe siècle. Comme l’atteste la partie supérieur qui est en brique, et la voûte à quatre pans de l’étage auquel on accède par un escalier ménagé par les murailles.

Du haut du donjon, Marlbourough dirigea la bataille de Malplaquet du 11 septembre 1709. Son illustre descendant, Winston Churchill se rendit au même endroit deux siècles plus tard. La chanoise Puissant de Mons s’y retira au cours de la première guerre mondiale et y fit de la poterie entourée de jeunes artistes montois.

Haut de la page


Eglise Saint-André (Audregnies)

Eglise néo-gothique construit en pierres et briques par L. Dosveld en 1871, comportant une tour occidentale formant avant-corps, avec tourelles au Nord et au Sud, une triple nef de trois travées sur colonnes, un transept saillant, et un chœur de deux travées avec chevet à trois pans.

Réf : « Le patrimoine monumental de la Belgique, vol.4, Province de Hainaut et Arrondissement de Mons », Ministère de la culture française

Haut de la page


Eglise Saint-Jean-Baptiste (Sars-la-Bruyère)

Une église existait à Sars à la fin du XIIIe siècle.

Elle fut reconstruite, partiellement à diverses époques, on a veillé à conserver le plan type adopté par les Chevaliers du Temple.

Elle est classée dans la 3ème catégorie par la Commission Royale des Monuments.

Dans le chœur, les tombeaux des Comtes de Bournonville et de Harchies ont été constitués.

Celui du premier seigneur de Bournonville dans le mur du côté de l’Evangile, en marbre noir, épouse la forme d’un autel.

Deux anges magnifiques, de marbre blanc, veillent sur le tombeau, représentant la douleur et l’espérance. Sous ces froides pierres, reposent les os de Messire Wolfgang de Bournonville et sa fidèle épouse, Marie Bonne de Harchies.

Les attributs de la chevalerie : heaume, épée, gants de tournoi voisinent avec des écussons.

Une chapelle est dédiée à Notre-Dame de la Fontaine.

Sans qu’on découvre la source merveilleuse de ce pèlerinage, des étrangers affluent et baignent leurs enfants dans l’eau de l’inépuisable fontaine. Un souterrain relierait, dit-on, le donjon à l’église.

Sars, au cours des ans, fut le théâtre de certaines guerres, notamment de la bataille de Malplaquet, livrée le 11 septembre 1709 par Malborough.

L’un de ses descendants, l’homme de fer de la deuxième guerre mondiale, Winston Churchill y vint plus en pèlerin qu’en touriste.

Haut de la page


Eglise Saint-Martin (Angre)

Située sur la place d’Angre, cette église fut presque entièrement construite au XVIIIe siècle. Seule la tour date du XVIe siècle.

Cette œuvre (excepté la tour), fut réalisée par Claude de Bettignies en 1725.

On peut notamment y découvrir du très beau mobilier datant du XVIIIe siècle.

Réf : A.L.E. de Honnelles

Haut de la page


Eglise Saint -Martin (Givry)

Cette église est située au Nord de la place de Givry, dans l’ancien cimetière désaffecté.

C’est un édifice de style gothique hennuyer du XVIe siècle, agrandi en style classique au début du XVIIIe siècle.

Précédé d’une tour du XIIIe siècle avec tourelle au Sud, il se compose d’une nef de trois travées du XVIe siècle accolée de bas-côtés reconstruits en 1714 et d’un chœur bas avec chevet à trois pans de 1719.

Réf : « Le patrimoine monumental de la Belgique, vol.4, Province de Hainaut et Arrondissement de Mons », Ministère de la culture française

Haut de la page


Eglise Saint-Martin (Quévy-le-Petit)

Située à Quévy-le-Petit, cette église est juchée sur la hauteur entre les murs de l’ancien cimetière désaffecté.

Cet édifice de type classique est construit en briques et en pierres. Il est précédé d’une tour du XVIe siècle reconstruite en 1727.

Réf : « Le patrimoine monumental de la Belgique, vol.4, Province de Hainaut et Arrondissement de Mons », Ministère de la culture française

Haut de la page


Musée Georges Mulpas

Le musée communal Georges Mulpas porte le nom de son fondateur, ancien bourgmestre d’Elouges disparu en 1978.

Ce musée situé dans les anciens locaux de la commune d’Elouges, a ouvert ses portes le 26 mai 1968.

Il est la vitrine authentique du passé de la région boraine.

On y trouve des peintures de Victor Regnart (peintre élougeois), la reconstitution d’une classe au début de 1900, une jolie collection de pièces de monnaie dont la plus ancienne date de 311 avant J-C, des anciens jouets et un intérieur borain du début 1900. Quelques silex voisinent avec les nombreux objets gallo-romains (copies) retrouvés par Charles Debove (sculpteur originaire de Wihéries).

Haut de la page


Musée Emile Verhaeren

Construit en hommage au célèbre poète et écrivain Emile Verhaeren, ce musée propose certaines œuvres de l’artiste.

Vitrines, archives, peinture et montage audiovisuel (en 4 langues) permettent de mieux connaître la vie de ce grand homme.

Des stages musicaux ainsi que des activités pour enfants et adolescents y sont également organisés. De plus, le musée est aussi le lieu de départ du Circuit des Pierres Verhaeren.

Pour tous renseignements complémentaires, contacter l’asbl « Les Amis du Caillou »

Haut de la page


Pavillon des Chasseurs (Sars-la-Bruyère)

Situé dans le bois domanial de Colfontaine, le pavillon de chasse a été élevé en 1855 sur les plans de l'architecte bruxellois Cluysenaar pour le compte de Henri-Joseph

Degorge, propriétaire du charbonnage d'Hornu. Cet édifice en briques et pierres est un parfait exemple d'architecture éclectique du milieu du XIXe s. Il devait servir de cadre à de plantureux repas après les chasses organisées par Degorge pour ses invités. Une plaque commémorative apposée sur le monument rappelle le 25e anniversaire du rachat par l'État du pavillon (1908-1933).

Haut de la page


Théâtre de verdure

Inauguré en 1939, le théâtre de verdure est un ensemble singulier destiné à accueillir des représentations musicales, théâtrales et chorégraphiques au sein même d’une nature reposante.

Un projet de réhabilitation du site est à l’étude.

Haut de la page


Tour Colombier - « Le Pigeonnier »

Près de l’église d’Onnezies, côté chœur, la seigneurie principale possédait un château féodal (XIVe siècle) détruit par les troupes françaises qui ravagèrent notre région au cours du XVIe siècle.

Sur cet emplacement fut construit, dans la seconde moitié du XVIe siècle, la grande demeure de la Seigneurie de Rampemont dont il reste aujourd’hui la Tour Colombier, restaurée avec bonheur en 1969.

Réf : « Le patrimoine monumental de la Belgique, vol.4, Province de Hainaut et Arrondissement de Mons », Ministère de la culture française

Haut de la page

Ecrivez-nous!